LES FAMEUX RÉSERVOIRS DE CARBURANT, ESSENCE ET FUEL, DIESEL OU GAZOL?

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LES FAMEUX RÉSERVOIRS DE CARBURANT, ESSENCE ET FUEL, DIESEL OU GAZOL?

Message par Anglo Loutre le Mer 27 Juin - 9:56

Guy Pare : LES FAMEUX RÉSERVOIRS DE CARBURANT, ESSENCE ET FUEL, DIESEL OU GAZOL?


Il y a quelques années un inspecteur du Québec se voyait poursuivre pour ne pas avoir inspecté les réservoirs a fuel( diesel ) lors d'une inspection préachat sur un bateau de plaisance.
La demande totalisait au-delà de $150,000.00 canadien.
L'estimation pour changer ces réservoirs était de près de $100,000.00
Hé oui c'était bien sur un bateau de plaisance!

Mrs l'inspecteur a été libéré de cette poursuite, mais les couts de sa défense, au-delà de $25,000.00 CA.

A chaque année des montants sont payé par les assureurs pour des déversements en mer ou dans les marinas, du a des réservoirs qui fuit à cause de leurs états lamentables.

Ces réservoirs, souvent dans les bateaux d'un certain âge sont en acier, en aluminium et quelques fois en acier inox et avec les années, l'accumulation d'eau ou de condensation, ajouter à ça le remplissage a maintes reprises de fuel contaminé ou encore pour certains types de bateaux ou les gens se servent de réservoirs plastifiés pour transporter leur carburant.
Réservoirs qui pour plusieurs sont utilisés à toutes les sauces, tracteurs a gazon, tondeuses, ski doo, avec huile, sans huile, etc etc.

Ces réservoirs en métal dans vos bateaux, ne possèdent pas une garantie a vie.

Mais malheureusement n' ayant aucune loi au Canada qui OBLIGE, ni même ne recommande après un certains nombre d' années un inspection en règle de ces réservoirs, il faudra probablement comme dans bien des cas , des morts, des blessés, des renversements de carburants mettant en danger l' environnement et quoi encore ????? La flotte vieillissant , il n'est pas rare de retrouver des bateaux ou embarcations avec des réservoirs vieux de 40 ans et en très mauvais états, nous pauvres inspecteurs de pacotille uniquement reconnus par certains grossistes en assurance, avons nous le pouvoir ( s' il en est un ) de recommander de tel test qui pourrait avoir comme conséquence de gros investissement ???? Mais certainement que plusieurs instances auraient eux le droit de nous poursuivre pour ne pas avoir signalé ou inspecté ces simples réservoirs de carburant.

Eux aussi ont besoin a chaque année d, une certaine vérification, surtout si vous ne consommez pas beaucoup de carburant, ajout de produit l'hiver, condensation et risque d'eau, reste dans le fond de votre réservoir et contamine les métaux et filtres ( bon indice que de vérifier l'état de vos filtres primaire, surtout ceux vitrifiés.

Des bibittes, ben oui il y a risque d'en retrouver dans ces carburants.
Bactérie du gazole, araignées d'essences, gélatine ( paraphyne de classe 2 et 3 surtout dans le carburant diesel ) en plus que ces bibittes, elles prolifèrent si non contrôlées des leurs apparences.

Et ne pas penser qu'il faut que votre bateau soit agé.
Regardez celui-ci et ce n'est pas le premier que je vois.
Bateaux 2006, Et j,ai remédié a la situation en juillet 2008:








Autres images de bactéries et micro organismes dans le diesel et la gazoline.





Le camboui ou matière graisseuse noire dans le fond de votre filtre est en grande partie des résidus de charbon , un coup séché ou reposé, il devient comme du papier sablé.



Et ces micro poussiere passe dans votre secondaire, dans votre pompe, et se retrouve tres souvent jusqu,au bout de vos injecteurs.
Si un de vos injecteurs est carbonisé, de forte chance que ce soit du a un réservoir contaminé, évidemment il se peut qu,il y ait d'autres bonnes raisons. Mais entre autre celle la.

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Provenant d'un laboratoire ça va faire plus sérieux:
Contamination microbienne du gasoil :
comment lutter ?
Un consommateur qui se plaint de la qualité de son carburant ou de son combustible de chauffage,
cela peut arriver. A tous les coups, il se retournera vers son fournisseur. Parmi les causes à examiner,
celui-ci doit tenir compte de la contamination microbienne. Le phénomène – qui n’est pas neuf ! –
semble néanmoins connaître une certaine recrudescence.
Comme le rappelle l’étude intitulée Microbial Contamination in
Fuels (Saybolt Technical Bulletin 6A/91, Saybolt – Van Duyn
– Rotterdam, november 1991), les premières traces des dommages
causés à l’industrie par l’activité microbienne remontent
aux années 60. A l’époque, ces problèmes se manifestaient
essentiellement dans les carburants d’avions (jet fuels), et plus
particulièrement sous les climats chauds. De nos jours, nous
observons une croissance microbienne dans les distillats légers
et moyens, également dans le nord-ouest de l’Europe.

■ Formation de viscosités
Par activités microbiologiques, on entend bactéries, champignons
et levures. Ces organismes sont présents dans tous les
produits pétroliers. Il n’y a aucun risque de dégât pour autant
que le nombre de micro-organismes soit limité (moins de 500
unités par ml). Toutefois, la présence d’eau combinée à une
température élevée (20° à 40°C) peut entraîner une forte croissance
microbienne pouvant être à l’origine de la dégradation
du produit. Notons que cette croissance microbienne n’a pas
lieu en dessous de 8°C et au-dessus de 60°C.
Le printemps et l’automne sont les périodes présentant le plus
de risques de contamination. La croissance microbienne
démarre dans l’interface huile/eau du produit, ce qui s’observe
par la formation de viscosités pouvant boucher les filtres. Des
produits dérivés de ces organismes peuvent occasionner une
dégradation de la couleur, des composés corrosifs et des mauvaises
odeurs. Il est important de détecter ces problèmes car ils
risquent d’entraîner de sérieux dégâts.

■ A l’origine du problème : l’eau
L’eau est le facteur clé de ce type de problème. Celle-ci peut
arriver dans le carburant/combustible de différentes manières :
- l’eau et les microbes peuvent arriver dans l’eau par l’air via le
système d’aération du réservoir ;
- l’eau peut entrer dans le réservoir via les conduites (conduites
sales, conduites remplies d’eau, condensation due aux
changements de température, etc.) ;
- l’eau peut entrer dans le réservoir en raison d’un joint non
hermétique ou en raison de fuites ;
- lorsque le produit est stocké dans des cavités, l’eau peut s’infiltrer
par condensation ou d’autres biais.
Si le phénomène ne se limite plus aujourd’hui aux jet fuels,
c’est que la solubilité de l’eau contenue dans les carburants/
combustibles est en augmentation.
D’une part, le fait de fractionner le
brut toujours plus (« cutting deeper
into the barrel ») pour en obtenir
davantage de dérivés a pour conséquence
d’augmenter la dissolution
de l’eau (jusqu’à 400 ppm). D’autre
part, l’utilisation de certains additifs
(comme les anti-mousse, par
ex.) augmente encore la solubilité
de l’eau dans le produit.

■ Pétroliers responsables ?
En ce qui concerne le mazout de chauffage,
la plupart des problèmes sont
constatés au niveau du consommateur.
C’est là que la rotation du produit est la
moins importante et que les bactéries
Influence du stockage sur la qualité du carburant
Il y a un processus de dégradation dans tous les réservoirs
micro-organismes air
gasoil
eau
réservoir
dépôt
Condensation due
aux changements
de température
Dépôt eau
et formation
micro-organismes
Dépôt suite
à oxydation et
dégradation microorganismes
cycle de vie des
micro-organismes
Naissance
Croissance
Maturité
Dégradation
Eau + chaleur + air + combustibles
➞ formation de micro-organismes

©️ WYNN’S
Combustibles liquides
Combustibles février 2006
sont le plus susceptibles de se développer si les conditions sont réunies,
explique Johan Deleu, représentant l’opérateur pétrolier Van der
Sluijs Group et membre de la Commission Combustibles liquides
de BRAFCO où cette problématique des bactéries a atterri suite
aux plaintes de plusieurs consommateurs. Dans notre pays, le transport
des produits s’effectue dans de bonnes conditions de propreté et les
installations de stockage – à tous les niveaux – sont régulièrement entretenues.
La responsabilité des différents opérateurs pétroliers n’est pas à
mettre en cause. 100% des produits contiennent des bactéries. En général,
elles arrêtent de se développer. Dans le cas contraire, il faut agir…
Le négociant doit informer son client de ce qu’il y a lieu de faire, le cas
échéant.
Chez Wynn’s, leader mondial des spécialités chimiques pour
l’automobile, on insiste aussi sur l’importance du problème bactérien
pour les carburants. Il y a un processus de formation bactérien
dans quasiment tous les réservoirs, explique Leo Van
Velthoven, Service Technologist chez Wynn’s Belgium.
Combinés au combustible, l’eau, la chaleur et l’air contribuent à la
formation de micro-organismes… La condensation se forme par l’influence
des changements de température sur l’humidité de l’air. Il y a
alors formation d’eau et développement de micro-organismes (bactéries).
Après un certain temps, ces micro-organismes sédimentent dans
le fond du réservoir et se décomposent.
On comprend aisément les dégâts
que peut occasionner un nouveau
remplissage dans une cuve où s’est
formé un tel processus. Ce remplissage
crée un effet de turbulence qui
décroche les bactéries en sédimentation
dans le fond de la cuve, ce qui
forme un liquide très visqueux
encrassant conduites et filtres. Pour
les moteurs automobiles, cela peut
entraîner un encrassement des injecteurs,
un mauvais démarrage du
moteur, une consommation plus importante,
une perte de puissance allant
jusqu’à l’arrêt du véhicule, ajoute Leo
Van Velthoven.

■ Reconnaître le gasoil contaminé
Plusieurs signes peuvent indiquer une éventuelle contamination
microbienne : champignons et levures dans l’interface huile/eau
dans les échantillons ; dégradation de la couleur ; odeur de sulfure
d’hydrogène ; taches ou champignons sur les filtres ; corrosion
; aspect trouble. Il est alors conseillé de prélever des échantillons
et de les soumettre à un laboratoire pour analyse.

■ Prévention
Divers moyens existent pour limiter autant que possible les
contaminations :
- Entretien de la cuve : cela consiste à en retirer l’eau dès que
possible, à réaliser régulièrement des prélèvements du fond
du réservoir pour vérifier qu’il n’y a pas contamination, et à
nettoyer les réservoirs et les conduites.
- Utilisation de biocides. Notons toutefois qu’ils se dégradent
avec le temps.

Anglo Loutre

Ecrit le 16 Dec 2008 par Anglo Loutre


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